On a foiré… Vraiment ? Pas sûr !

Il y a deux façons de saboter une manifestation quand on est flic.
Soit en faisant du zèle et en chargeant à tout va avec des équipements particulièrement offensifs (et donc disproportionnés) comme des quads, des motos et des véhicules blindés. Soit en déployant le minimum minimorum d’effectifs, en enfermant les manifestants non autorisés dans des nasses pour bien les chauffer à coup de lacrymos, en laissant se former des groupuscules d’activistes en marge ou mieux en fin de cortège autorisé, en brisant soi-même quelques vitrines par provocation et pour mieux créer les conditions de chouettes flagrants délits.
Clairement ce 17 octobre 2026, compte tenu des sous effectifs en certains endroits (des casseurs à 500 mètres de l’Elysée, on rêve…) ; à l’impréparation des troupes (un déploiement totalement déficient place de la république à Paris) ; surtout au vu de l’émergence de tous ces groupuscules qui ont pu casser en toute impunité pendant plusieurs heures, les commerçants signalant les agressions à la préfecture de police et à qui « on » a répondu qu’on arrivait mais qui n’ont jamais vu la couleur d’un gyro ; tout ceci mis bout à bout donne à penser que la police a magistralement foiré.
Vraiment ? Je n’en suis pas si sûr. Je crois que tout ceci était calculé par d’aucuns.
Car pour ma part, sans idée de complot et par simple déduction de faits constatés, je vais un peu plus loin : je fais l’hypothèse que c’est de manière concertée, en toute conscience des conséquences désastreuses sur le pays, son économie, son image et même son âme, que certains policiers ont saboté leur propre dispositif, tout en envoyant les collègues au casse-pipe.
Leur objectif ? D’abord faire la preuve que la France est dans une situation semi insurrectionnelle et qu’elle a bien besoin d’un gouvernement fort. Et répressif. En tout cas bien plus répressif que celui du gentil monsieur Lecornu, qui n’a pas réussi à faire passer son budget en 2025 et n’y arrivera pas plus en 2026. Pour ensuite préparer le terrain pré-électoral en plongeant la France dans un chaos sécuritaire, qui ne peut que déclencher une réaction de peur chez les crétins moyens qui voient tout cela par la lucarne de C-News / les œillères de Pascal Praud. Pour prouver enfin qu’il n’y a plus rien à attendre d’Emmanuel Macron, dont l’absence totale d’esprit critique ou d’introspection sur ses erreurs politiques depuis dix ans, mais aussi sa volonté de gouverner sans majorité et sans le RN depuis le 9 juin 2024, le disqualifient de façon irrémédiable, diable !
En un mot, ces flics irresponsables, tous syndiqués à Alliance le syndicat policier majoritaire qui roule ouvertement pour le Rassemblement national, ont voulu faire passer un message même pas subliminal : « Au secours, vite ! Marine vient nous sauver ! » Désormais la lutte bloc contre bloc est ouverte et sans merci : Raphaël et tous ses potes sociaux-démocrates peuvent bien disparaître aux poubelles de l’histoire, et la macroconnerie avec, tout le monde s’en bat les ballots ! Les chiens de la haine sont lâchés et ça risque bien de durer comme ça jusqu’au lendemain des élections, le 2 mai prochain…
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Du bon usage des grenades en cuisine policière : à Lens, le lundi 5 octobre une grenade assourdissante de type EF-SON arrache la main d’un lycéen de 15 ans. Il s’agit d’un nouveau type de grenade en dotation depuis seulement un an dans les forces de l’ordre.
Le mardi 6 octobre, par un message adressé à l’ensemble de la police nationale, son directeur général, Louis Laugier, annonce la « suspension à titre conservatoire » de l’emploi de cette arme, « dans le cadre du mouvement lycéen uniquement et le temps que les circonstances de la blessure du jeune homme à Lens soient établies ».
Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, le confirme le mercredi 7 octobre lors d’une interview radio : « Je suspends son usage pour le mouvement des lycéens tant que la lumière n’aura pas été faite sur ce qui s’est passé dans cette affaire ». L’inspection générale de la police nationale a été saisie de 18 enquêtes en lien avec cette nouvelle arme, a-t-il ajouté.
Le 15 octobre, le ministre de l’intérieur revient sur sa décision et annonce le déblocage dans l’utilisation de la grenade assourdissante EF-SON à l’occasion des manifestations du samedi 17 octobre. C’est qu’entretemps les syndicats policiers se sont indignés et fait pression sur leur ministre (ce qui signifient qu’ils ont menacé de ne pas aller au casse-pipe).
Qui décide de l’emploi ou non de certaines grenades plutôt que d’autres, au ministère de l’intérieur ? Certainement pas cet idiot de Laurent Nuñez, en tous les cas. L’impression qu’il donne, c’est de courir derrière ses troupes syndiquées, qui, elles, font la pluie ou le beau temps place Beauvau. Et avant le bide de samedi 17 octobre, elles étaient remontées comme des coucous suisses contre tous ces « responsables » politiques qui n’y comprennent rien. Ça n’a pas dû être bien difficile de les pousser au sabotage : c’est bien le syndicat Alliance qui crée les conditions d’une situation pré-insurrectionnelle en n’obéissant pas/plus aux ordres du gouvernement légal en France.